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La directive Seveso, un exemple de gestion du risque industriel
L'origine de la directive
L'émotion suscitée par le rejet accidentel de Dioxine en 1976 sur la commune de SEVESO en Italie, a incité les Etats Européens à se doter d'une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs. Le 24 juin 1982 la directive dite SEVESO demande aux Etats et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face.
La directive SEVESO a été modifiée à diverses reprises et son champ a été progressivement étendu, notamment à la suite de l’accident de Bâle en 1986.
Le cadre de cette action
est dorénavant la directive 96/82/CE concernant
la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses appelée directive SEVESO 2 qui remplace
la directive SEVESO à partir du 3 février 1999. Cette nouvelle
directive renforce la notion de prévention des accidents majeurs en
imposant notamment à l’exploitant
la mise en oeuvre d’un système de gestion et d’une organisation
(ou système de gestion de la sécurité) proportionnés
aux risques inhérents aux installations. Sa mise en application est
l’une des priorités importantes de l’inspection des installations
classées, sous l’autorité des préfets.
Certains aspects, tel que la notification des établissements, sont déjà intégralement
prévus en droit français. D’autres, comme l’information
et la participation du public, se voient aujourd’hui renforcés.
Chacun comprend bien qu’il ne peut y avoir de progrès dans la
maîtrise des risques sans information transparente des employés
et des riverains des installations.
Champs d'application SEVESO
Le nombre total d'usines soumises à l'article 5 de la directive SEVESO I était de 372 en France. Le nombre de sites visés n'a pas évolué de façon notable depuis le deuxième amendement à cette directive en 1988. Quatre régions comptent plus de 30 sites : Haute-Normandie, Nord Pas de Calais, Provence Alpes Côtes d'Azur et Rhône-Alpes.
Les évolutions
introduites par SEVESO 2 :
La directive SEVESO 2 traite d’établissements, ce qui a pour conséquence
l’absence listant des procédés et des activités comme
cela est le cas dans la directive actuelle. Cette démarche colle avec
la pratique française et a pour avantage de couvrir l’ensemble des
infrastructures desservant l’établissement comme les embranchements
ferroviaires, les appontements, les bateaux à quai...
Dispositions de la directive SEVESO
Le directive n° 96/82/CE du Conseil
du 9 décembre 1996 concernant
la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses dite SEVESO 2 a été publiée
au Journal Officiel des Communautés Européennes du 14 janvier
1997. Elle remplace la directive n° 82/501/CEE du 24 juin 1982 à compter
du 3 février 1999.
Cette directive renforce le dispositif de prévention des accidents
majeurs impliquant des substances dangereuses en introduisant des mesures
complémentaires
par rapport à la directive initiale. Ces mesures consacrent les "bonnes
pratiques" en matière de gestion des risques : introduction de
dispositions sur l'utilisation des sols afin de réduire les conséquences
des accidents majeurs, prise en compte des aspects organisationnels de la
sécurité,
amélioration du contenu du rapport de sécurité, renforcement
de la participation et de la consultation du public.
L'information au public
Le droit à l'information des citoyens a également été confirmé par la loi du 22 juillet 1987 : "les citoyens ont un droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent". L'information préventive du public est bien un facteur de prévention à part entière.
Carte et inventaire Seveso, téléchargeables au format PDF


